Pourquoi une coopérative ?

Outil de mutualisation de capacités, compétences, produits et services entre entreprises France Barter a choisi de se développer sous une forme coopérative. Positionnement original dans le milieu des start-up et de l’économie collaborative, le statut SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) est un atout solide pour le développement du réseau d’échanges inter-entreprises.

Créé en 2001 le statut SCIC fût créé pour favoriser l’émergence des valeurs coopératives dans l’économie tout en proposant la prise en main d’activités économiques en multi-sociétariat. Avant cette date il existait déjà plusieurs formes de coopérations : les SCOP (Sociétés COopératives et Participatives) dans lesquelles se sont les salariés qui détiennent leur outil de travail ; les coopératives d’utilisateurs ou d’usagers, qui décident de répondre ensemble à leurs propres besoins, comme certains magasins Bio Coop ; les banques et assurances coopératives ; les coopératives d’entreprises, qui regroupent des acteurs mutualisant une partie de leurs ressources, achats ou services, comme les coopératives agricoles ou celles de réseaux de distribution comme Système U. C’est depuis la récente adoption de la loi relative à l’Economie Sociale et Solidaire en Juillet 2014 que ce mode d’entreprendre est devenu plus visible. On compte désormais sur le territoire français plus de 24000 entreprises coopératives représentant plus d’un million d’emplois parmi elles on compte désormais plus de 500 SCIC. En 2015 la Confédération Générale des SCOP a donc décidé de créer une branche de services dédiés à l’accompagnement des entreprises sous forme SCIC. Le 4 Février 2016 la première Agora des SCIC s’est conclue sur la publication d’un manifeste des SCIC reprenant les valeurs partagées par les acteurs du secteur désirant «redéfinir une économie à sa juste place, au service du mieux vivre ensemble, du progrès social, d’une démocratie économique plus que jamais bafouée ».

Mais concrètement, pour France Barter, la coopérative ça change quoi ?

Le mode de commerce collaboratif qu’est le barter permet aux entreprises membres d’un même réseau d’échanger leurs produits et services entre elles sans sortie de trésorerie. En cela chacune des entreprises participe au système en pouvant acheter des prestations qui lui sont utiles en contrepartie de produits ou services qu’elle proposera aux autres membres de la plateforme. La coopérative qui est un outil de mutualisation converge avec cette dynamique de commerce collaboratif qu’est le barter : on met en commun pour mieux se développer.

La forme SCIC plus particulièrement va permettre à plusieurs types d’acteurs de s’impliquer dans le développement du réseau, au minimum 3. Ainsi les deux réseaux fondateurs parisien et lyonnais sont membres dasn la catégorie ‘administrateurs’ de la coopérative, ils ont apporté la technologie et l’expertise. Les salariés ont aussi leur mot à dire puisqu’ils ont un collège de vote qui leur est réservé. Les bénéficiaires du service, les entreprises utilisatrices sont au même titre sociétaires et intégrées dans la gouvernance. Et depuis 2015, France Barter a ouvert un nouveau collège, celui des « partenaires », dans lequel le Crédit Coopératif et plus récemment WISEED ont décidé de s’engager.

Dans son service France Barter propose aux membres du réseau un service de géolocalisation des offres permettant aux entreprises d’un même territoire de prendre contact plus aisément. D’ailleurs dans cette logique de re-localisation de l’économie, les entreprises sont invitées trimestriellement à se rencontrer à Paris et Lyon. Cet ancrage territorial est largement défendu par les sociétés coopératives.

D’un point de vue économique le modèle coopératif va permettre de promouvoir la pérennité de la coopérative même en cas de défaillance d’une des sociétés de gestion. En effet puisque de nombreux membres sont affiliés à l’outil, la société peut continuer à vivre même après le départ de l’un de ses sociétaires. Le système de crédit et débit barter est donc sécurisé dans le temps. Le capital variable qui est une caractéristique importante du modèle SCIC permet assez facilement des entrées (et sorties) au capital. L’évolution de l’entreprise en est d’autant plus flexible.

Pourquoi une coopérative ? Film d'animation réalisé par COOP FR pour présenter au grand public l'intérêt de cette forme juridique
Pourquoi une coopérative ? Film d’animation réalisé par COOP FR pour présenter au grand public l’intérêt de cette forme juridique

Et pour les sociétaires quels sont les bénéfices de ce statut coopératif ?

Comme nous venons de le voir le capital est donc partagé entre plusieurs types d’acteurs. Ainsi se déclinent des collèges de votes au sein desquels les sociétaires vont pouvoir voter et prendre part à la prise de décision selon le principe « une personne égale une voix ». Cette gouvernance partagée permet d’impliquer les utilisateurs dans la démarche et d’avoir avec eux une transparence dans la gestion et dans la définition des règles encadrant la plateforme. Invités aux assemblées générales, ls comptes leurs sont présentés et soumis au vote de tous.

Ce point est d’autant plus essentiel qu’il permet d’instaurer de la confiance entre les membres du réseau. En partageant les risques et les pouvoirs les acteurs sont donc interdépendants les uns des autres. La bonne gestion et le développement du réseau devenant un souci pour chacun des sociétaires qui voit ainsi son intérêt individuel rejoindre celui des autres.

C’est pourquoi les entreprises du collège bénéficiaire souhaitant s’impliquer plus dans la gestion pourront accéder dans quelques mois au nouveau collège « experts » et devenir référent sur leur secteur d’activité. Pour les entreprises devenir référent permet de partager son savoir sur un secteur en particulier, d’aller à la rencontre des autres membres du réseau et de faire évoluer le système barter pour correspondre au mieux aux besoins des entreprises de son secteur d’activité.

Etre sous forme SCIC ça veut dire quoi pour l’avenir ?

Depuis mi-Février 2016, France Barter a lancé sa campagne de crowdfundig avec pour objectif la levée de 350.000 euros. C’est donc via la plateforme Wiseed que France Barter a choisi de financer son développement permettant aux investisseurs d’acquérir un placement rémunérateur régulier, stable et utile pour diversifier son portefeuille. A l’inverse d’un startup classique qui fait entrer un investisseurs au capital et doit lui rendre des comptes (et des dividendes), le fait d’être sous forme coopérative permet de « garder le contrôle et la valeur » à l’intérieur de la structure et réduit naturellement les risques de prise de participation d’un investisseur imposant des règles nouvelles.

Le statut coopérative est précisément défini pour ne pas permettre de perdre le contrôle au profit d’investisseurs qui dans le cadre de leur investissement souhaiteraient avoir une approche court-terme et se faire verser des dividendes : 57% des résulats de la SCIC doivent être affectés à des réserves indivisibles et impartageables pour pérenniser l’activité sur du long terme et sécuriser l’intérêt des sociétaires futurs rejoignant la coopérative.

Dans le cadre de France Barter cette mise en réserve légale constitue un fond de développement interne et un fond de garantie permettant de solidifier la structure d’année en année. Les réserves ainsi constituées permettent aux SCIC de calculer leurs impôts sur le reste des bénéfices, soit un avantage fiscal non négligeable.

Démarche commerciale à intérêt collectif et à utilité sociale, multi-sociétariat, gouvernance partagée, sécurisation des investissements, implications et appuis locaux, logique de développement long terme … telles sont les caractéristiques de la SCIC France Barter start-up qui innove dans la finance (FinTech) tout en étant encré dans l’économie réelle et l’économie sociale et solidaire.

Vous retrouverez toutes les informations sur les SCIC et bien plus encore sur le site http://www.les-scic.coop/sites/fr/les-scic/