Orléans

Orléans Barter existe depuis Mars 2017

Une agence en web-communication offre la réalisation d’un site Internet, ce qui intéresse un expert-comptable. En échange, elle a besoin d’organiser un buffet et s’adresse à un traiteur, lequel aimerait trouver un bon fournisseur en vins… Et le tout sans dépenser d’argent, ni en gagner non plus.
Tous ces échanges multilatéraux sont dorénavant réalisables depuis la création d’Orléans Barter, le 20 mars. Barter signifie troc, en anglais. Un service auquel Orléans Technopole Val de Loire pensait depuis 2011… mais qui n’a pas été simple à mettre sur pied. La Technopole a même participé à la rédaction du guide ministériel.

 

Frédéric Ros, directeur d’OVLT, et Vanessa de Broucker, responsable du projet, se sont tournés vers France Barter qui, depuis trois ans, propose cette prestation en Île-de-France et dans la région lyonnaise : près de 660 entreprises en font usage.

La première année gratuite

Normalement, l’adhésion à la plate-forme, qui est réservée aux entreprises, est de 235 euros et France Barter récupère 5 % des échanges (exprimés en bart€r, sur la base : un bart€r égale un euro).

Mais la Technopole, dont la mission est d’aider les entreprises locales à se développer, a décidé de ne pas prélever de commission, de rendre la première année d’adhésion gratuite et de descendre le tarif à 200 € ensuite.
OVLT a acheté, pour 20.000 €, la plate-forme à France Barter (c’est une première pour la société parisienne, et c’est aussi  la première plate-forme Barter parapublique en France). Elle s’occupera du suivi, du respect des règles et sollicitera de nouveaux membres, afin de répondre aux demandes.

Quels avantages ?

Comme l’explique Frédéric Ros, souvent, de nombreuses transactions ne se font pas par  manque de trésorerie. L’échange via Orléans Barter pourrait donc créer de nouvelles opportunités qui, même si elles ne rapportent pas d’argent, permettent de se tester, d’élargir sa clientèle, de trouver des débouchés pour ses invendus et donner davantage de visibilité à son offre.

Outre le fait qu’il n’y a pas d’échange d’argent (bien qu’une partie de la transaction puisse se faire en euro), la négociation se fait de façon traditionnelle. Le vendeur propose son prix (qui doit cependant rester raisonnable). Une facture est émise, avec la TVA.

Déjà des inscrits

Il suffit donc, pour en profiter, de s’inscrire sur orleansbarter.com, d’indiquer les prestations proposées et celles recherchées. Cette possibilité est offerte à toutes les entreprises de la région, quel que soit leur secteur. La plate-forme commence à bien fonctionner à partir d’une cinquantaine d’inscription.
Actuellement, elle compte déjà une quinzaine d’inscrits (services informatiques, communication, traduction, traiteur, sport, Web, expert-comptable, gestionnaire d’invités…), avec des besoins administratifs, juridiques, d’imprimerie ou de management… Avis aux amateurs !

Pratique. www.orleansbarter.com

Carole Tribout – carole.tribout@centrefrance.com
source: http://www.larep.fr/orleans/economie/services/2017/03/31/commercer-sans-payer-cest-possible_12346173.html