Le bitcoin est mort mais l’innovation financière est partout

L’innovation financière est au RDV comme jamais sur les années 2015 et 2016 avec l’essor des nouvelles technologies au service de la finance.
Une attente s’est créée autour des nouveaux modes de paiements et même des nouvelles monnaies.
L’exemple avec le Bitcoin crypto monnaie indépendante a suscité beaucoup d’intérêts, fait coulé énormément d’encre et drainé d’importants investissements.
Malheureusement il a manqué au Bitcoin un élément clef : la transparence et donc la sécurité. S’affranchir d’une tierce partie est une bonne idée mais ne peut être possible que lorsque l’on fédère une base d’utilisateurs bien identifiée et de la confiance entre ceux-ci. Or le fonctionnement du Bitcoin comme son administration sont sans doute restés pour beaucoup trop opaque (en plus de sa volatilité) provoquant une lassitude même chez les utilisateurs les plus motivés.
« Le bitcoin et mort » mais a ouvert le champ à de nombreuses innovations au rang desquelles monnaies locales, monnaies virtuelles, co-financement, wallets electroniques, crédit inter-enterprises…
Par opposition France Barter innove avec une monnaie virtuelle sur un réseau d’acteurs entreprises principalement TPE et PMEs mais aussi professions libérales bien identifiés. Depuis 2010 avec la plateforme B2B EN-TRADE, ce réseau s’est constitué progressivement en fonctionnant comme une marketplace BtoB sur laquelle les entreprises renseignent leurs offres ‘géolocalisée’ et leurs besoins ou dépenses qu’ils veulent financer. Il est dès lors plus évident d’acheter et vendre, de nouer des relations commerciales avec des acteurs ainsi référencés ce que ne permet pas une crypto monnaie trop opaque.
Pour qu’une monnaie soit un instrument d’échange, il faut qu’elle puisse être utilisée sur un marché et ce marché peut-être créé par une communauté d’utilisateurs.
Sur France Barter chaque utilisateur dispose d’un compte Barter qui est alimenté par les ventes qu’il réalise auprès d’autres membres de la place de marché et qui est débité sur présentation des factures pro format des sociétés vendeuses (avec de la TVA enregistrée).
Nous sommes bien dans une ‘économie réelle’ basée sur des transactions réalisées suite à un accord entre le vendeur et l’acheteur et concrétisée par l’établissement de ces factures.
Ces transactions laissent place à la négociation entre deux parties sur des prestations ou des marchandises et non à la spéculation.
Pour aller plus loin dans la démarche de transparence , France Barter s’est constitué sous forme d’une coopérative plus précisément une SCIC avec un capital variable qui lui permet d’intégrer au sociétariat toutes le entreprises qui rejoignent le réseau (bulletin de souscription et prise d’une part a 100€) en conséquense celles-ci sont invitées aux assemblée générales et les comptes annuels de la coopérative leurs sont présentées. Des utilisateurs impliqués dans la gourvernance et ‘rassurés’ chaque année sur la structure qui pilote le système d’échange, c’est une démarche participative vouée créer implication et confiance.
Le réseau France Barter a connu une croissance progressive depuis son lancement en 2014 comme le souligne un des co-fondateurs Samuel Cohen
 » Après une phase d’acquisition consécutive au lancement et à la nécessité d’atteindre une masse critique d’entreprises utilisatrices, nous nous développons désormais de façon ‘organique’ en invitant sur le réseau des entreprises dans les secteurs d’activité les plus recherchés par nos membres et en faisant jouer les logiques de développement territoriale. On échange plus facilement avec une entreprise proche géographiquement, la confiance naît plus aisément dans les relations commerciales en circuits courts. Pour booster cette économie de proximité nous organisons de plus en plus de réunions networking sous forme de petit déjeuners pour que les membres apprennent à se connaître. C’est du travail mais c’est efficace ! »
Le pari de France Barter est de faciliter les relations inter-entreprises en limitant les contraintes budgétaires vu que les entreprises ne doivent pas sortir de trésorerie. Cela pousse à sortir de leur immobilisme et à déclencher plus facilement l’acte de d’achat que ce soit pour des dépenses courantes ou des projets d’investissements.

> Un partenariat avec une autre Fintech pour le paiement

Sur l’année 2015, les transactions moyennes sur le réseau France Barter étaient autour de 1500 Barter (soit 1500€ , pas compliqué 1 Barter = 1 euros). Le business modèle de France Barter au dela des 235 euros de frais d’adhésion annuel pour les entreprises s’axe sur des commissions sur transaction de 5% sur les ventes et 5% sur les achats soit deux factures de commissions.
Arthur Bard témoigne : « Nous passions un temps non négligeable à relancer des factures sur des très petits montants, à recevoir des chèques et des virements de 40, 60, 130 euros… et à déployer une énergie considérable pour aller collecter ces sommes. Nous avons rapidement sollicité notre banque pour qu’ils nous proposent un module de prélèvement automatique? Ils ne savaient pas faire. Etonnant ! Nous nous sommes assez naturellement tournés vers les start-ups de l’association France Fintech, association que nous avons fondée ensemble avec une trentaine d’autres startups en 2015. Nous avons rencontré et testé Lemon Way, Be2bill, Mangopay et finalement choisi Gocardless. Super solution de prélèvement bancaire simplifié, sécurisée, user-friendly, peu onéreuse et très rapide à mettre en place. »
gocard-less-logo
Avec un tel partenariat scellé y compris pour faciliter les souscriptions et prises de part dans la coopérative France Barter développe son modèle efficacement grâce à des outils web puissant et un système de suivi de factures efficace.
Ainsi chaque entreprise du réseau reçoit automatiquement à chaque fin de mois son relevé de compte Barter comme un relevé de compte bancaire qui référence tous les mouvements achats et ventes sur son compte.
releve-de-compte-barter-blog
La révolution est en marche dans les paiements en BtoC : appli de gestion de comptes bancaires, paiement sans contacts, virement mobile, cagnotte en ligne , e-wallet etc… mais également pour les entreprises  avec ce type de services BtoB innovant , focus utilisateurs et adressé à ceux qui en ont le plus besoin les TPE et PMEs
A suivre !